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Auteur d’une trentaine de romans qui oscillent pour la plupart entre la science-fiction et la littérature d’anticipation, Norman Spinrad est l’écrivain pop-culturel par excellence. Depuis la publication en 1966 de son premier roman, Les Solariens, ce natif du Bronx amateur de culture rock a su traverser avec talent les décennies sans perdre un instant de son regard critique sur le monde qui l’entoure.
Du Chaos final (1967), un tir à boulets rouge sur les pratiques colonialistes de l'après-guerre aux Années fléaux (1990), un recueil de nouvelles qui dressait le portrait d'une Amérique au bord de l'effondrement, en passant par Rêve de fer, une uchronie provocatrice autour d'Adolf Hitler, Jack Barron et l'éternité (1969), une vision acide du monde des médias sur fond d'immortalisme ou encore Rock Machine (1987), une ballade cyberpunk dans l'industrie du divertissement hollywoodienne, Spinrad a imposé sa patte, rebelle et contestataire, libertaire, violente et sexuelle.
Crise de transformation, contre-culture, dérive totalitaire, déclin de l'Occident, terrorisme et chaos... Après une première interview fleuve, réalisée de visu à la fin des années 90 dans son appartement parisien de la rive gauche, il était quelque part inévitable de renouer le contact avec notre cher barde du chaos à l'occasion de cette première édition thématique de la nouvelle Spirale. |