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Les années 80, c'est Kim Wilde, Kajagoogoo, les coupes de cheveux et le mascara de Robert Smith du groupe The Cure, les déhanchements androgynes de Michael Jackson ou encore les décolletés plongeants de Samantha Fox. Une décennie triomphante et une débauche de mauvais goût brillamment reprise et mise en scène par Bret Easton Ellis dans son roman American Psycho.
Mais sorti des extravagances capillaires de l'ère reaganienne, les 80's représentent aussi la vague de panique satanique déclenchée par le Geraldo Rivera Show et un terrain de jeu sans précédent pour les tueurs en série, croque-mitaines en vogue depuis les arrestations de David Berkowitz, le Son of Sam, de Ted Bundy et de John Wayne Gacy à la fin des années 70.
Nouveau venu en littérature, Nicolas Castelaux nous entraîne pour ses débuts sur les pas de Richard Ramirez, le Traqueur de la nuit. Criminel sanglant au physique d'éphèbe latino, fan de hard-rock et de heavy metal courtisé par ses groupies jusqu'au parloir de la prison de San Quentin, Ramirez a marqué durablement la culture populaire nord-américaine.
Trip extrême et remarquablement bien mené, que certains n'hésiteront pas à qualifier de complaisant, Richard Ramirez, le Fils du Diable est un livre dérangeant. Ce qui en fait une exception notable dans le néant consensuel de l'édition française et pour une fois que la formule n'est pas galvaudée, un ouvrage qui ne laissera personne indifférent.
Attention, interview brutale et polémique, à déconseiller aux âmes sensibles !
Présentation du livre par l'éditeur :
L’été 1985 restera dans les mémoires de millions de Californiens comme étant l’été du Traqueur de la nuit. En moins d’un an, le mystérieux homme en noir fait plus de treize victimes. Des rumeurs de symboles occultes dessinés sur les murs, de mutilations atroces, de tortures et de viols répétés créent dans le public l’image d’une créature tout droit sortie de l’Enfer, digne des pires films d’épouvante.
Avec l’arrestation de Richard Ramirez, un jeune fan d’AC/DC obsédé par le satanisme et l’ultraviolence, la série de meurtres prend une dimension jusqu’alors inédite : l’accusé devient star du crime, et déchaîne les passions de centaines de groupies, qui se battent pour lui rendre visite au parloir du couloir de la mort.
Ce livre relate, à l’aide de nombreux témoignages inédits, la saga de l’icône la plus vénéneuse, et la plus violente, d’une certaine contre-culture.
Richard Ramirez, le Fils du Diable
Editeur Camion blanc
Collection Camion Noir
427 pages
34 € |